• Quand le militantisme associatif dérape...

     

    L’Atelier Solidaire relaye régulièrement sur sa page Facebook, les articles d’un autre blog intitulé « Chassalom.overblog ».  Ce blog a été créé le lendemain de l’évacuation du camp d’Hellemmes. L’auteur de des billets du blog s’appelle Laudine V., et est vice-présidente de l’Atelier Solidaire. Elle est souvent présente aux côté de Yann Lafolie.

     

    Dans un billet du 11/08/12, la vice-présidente de l’association compare l’évacuation du camp de Roms de l’école d’architecture, aux rafles de Vel d’hiv. Pour rappel, il s’agit d’un sombre épisode de notre histoire, sous le régime de Vichy. Il eu pour conséquence l’arrestation et la déportation massive de juifs en France par le régime nazi, et malheureusement nous connaissons tous ce qui s’est passé ensuite. chassallom110812 Dans un autre billet du 17/08/12, elle publie une vidéo de la friche entrain d’être nettoyée par des tracto-pelles, et explique comment les autorités ont « détruit des vies en masse », référence à peine voilée à cette même époque de notre histoire... 

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    Enfin, dans un billet récent, elle met en ligne un article d’un blog du site de Médiapart, relatant une expulsion « violente » et « inhumaine » qui se serait déroulée à Lyon. Le style narratif de cet article est très particulier, puisque son auteur y fait parler un enfant de 7 ans…

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    En présentant le lien de cet article, la vice présidente prend le soin d’y accoler une photo tirée d’un film, ou l’on voie des enfants juifs avec une étoile jaune.

    Et elle ajoute : « Ne croyez pas que ce soit exagéré, tout ce qui est raconté ici est vrai, j'ai vu de mes yeux la même façon de procéder à Lille. »

    L’évacuation de Lille Hellemmes s’est pourtant passée dans le calme selon les journalistes, selon les riverains interviewés, et même selon les associations présentes. De plus les journalistes étaient présents dès 05h30, prévenus la veille par un communiqué de presse. Aucun d’entre eux n’a fait état de violences.

     

    Pour résumé, si le gouvernement est comparé au régime de Vichy, que les CRS et policiers sont comparés aux SS, les habitants du quartier sont certainement d’odieux collabos…

     

    Nous avons du supporter les excentricités, les mensonges et les exagérations du collectif Solidarité Roms et plus particulièrement de l’Atelier Solidaire pendant trop  longtemps… Que ce soit les insultes (« racistes » « fascistes »), le harcèlement d’un militant de l’Atelier Solidaire dont plusieurs d’entre nous ont été victimes (et pour lequel une plainte est toujours en cours), et les publications diffamatoires… comme récemment sur le mur Facebook de L’Atelier Solidaire qui parle du « racisme de quelques uns ».

     

    Quel crédit accorder à des militants qui versent dans le mensonge et l’extrémisme?

     

    Les associations n’ont de cesse de parler de chasse aux Roms, quand des décisions de justice valident des expulsions de terrains illégalement occupés par des personnes.

     

    Pourtant, parle-t-on de chasse à l’homme quand des familles sont elles aussi expulsées de leurs logements suite au non payement de leurs traites, de leurs loyers, ou parce qu’elles occupent un logement ne leur appartenant pas ? Parle-t-on de rafles ou de Vel d’hiv, parce que selon la procédure en vigueur, les policiers se présentent à 06h00 du matin au domicile de ces familles, et qu’ils leur demandent de quitter le logement ?

     

    La procédure est la même pour tout le monde, quelque soit sa nationalité, sa langue, ou sa situation.

     

  • Martine Aubry reconnait publiquement les nuisances subies par les riverains

    Dans sa conférence de presse, Martine Aubry a publiquement reconnu les nuisances que nous avons subies pendant 2 ans.

    En substance : Aider les Roms bien sûr, mais pas n'importe comment...et pas au prix de la tranquillité des riverains.

  • Riverains, roms, assos: le point.

    La mythomanie pour hobby

    Depuis le 09 août dernier, date à laquelle le camp insalubre se tenant sur la friche a été évacué, certains membres d'associations ont fait d'un nouveau mensonge leur argument phare pour victimiser un peu plus les roms évacués. Avec une pointe de sadisme et un zeste de cruauté, les familles auraient donc été dépossédés de leurs caravanes et de leurs véhicules dans le seul but des les persécuter et les appauvrir un peu plus...

    S'il est exact qu'une petite partie d'entre eux (30/200) est sans caravane, et par conséquent dans des tentes autour d'une église à Lille, ce n'est pas le fait d'une confiscation, mais tout simplement parce qu'ils n'avaient pas de caravane. Il s'agit en effet des roms qui vivaient dans les quelques abris de jardin montés par l'atelier solidaire.

    L'objectif est plutôt atteint puisque cette fausse information a été assez largement relayée dans la presse. Exit donc les problèmes d'insalubrité, de délinquance et d'incivilités que nous avons subis pendant deux ans et pour lesquels les roms ont été évacués. Nous serions désormais les bourreaux, et les roms des victimes dont le "traitement" provoque l'émoi partout en France. Vraiment partout?

    Alors que quelques jours avant la date fatidique du 09 plusieurs journaux publiaient une enquête et un sondage selon lesquels 80% étaient favorables au démantèlement des campements, ce revirement soudain est plutôt curieux… Mais bon, passons.

    Contre-enquête

    Méfiants après tant de faux espoirs de retrouver un jour un quartier calme dans lequel il fait bon vivre, nous avons rapidement cherché à savoir où notre mauvais voisinage était parti... Nous n'avons pas eu à aller bien loin, chemin Napoléon à Hellemmes, soit quelques rues derrière la friche. Et là surprise, une grande partie des caravanes sont là, de même que les véhicules. Seules 3 tentes sont plantées sous les arbustes.
    Au total, une vingtaine de caravanes sont installées le long de la voie ferrée.

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    Chemin Napoléon à Hellemmes 59000

    Et nos bons citoyens bénévoles ayant fait de l'instrumentalisation et de la manipulation leur fond de commerce, les voilà qu'ils s'indignent des nouvelles conditions de vie des roms évacués, et qu'ils lancent des appels aux dons pour récolter de la nourriture. Comme si la veille du 09 août les roms de la friche vivaient dans la propreté et mangeaient à leur faim. S'il est certain que le problème a été déplacé, il est moins certain qu'il ait été aggravé. Entre la boue et les détritus de la friche et le bitume du chemin Napoléon, il y a une différence que nous ne plaçons pas du même côté que les assos...

    Quelques images des caravanes et voitures qui étaient sur la friche, et qui sont désormais Chemin Napoléon :
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  • « Quand on est un militant humanitaire, on ne va pas faire un cirque devant une caméra pour dire des choses fausses »

     La petite phrase vient de Martine Aubry et a été lachée pendant sa conférence de presse du 20/08/12.  Elle vise le médiatique  et omniprésent président de l’Atelier Solidaire, Yann Lafolie, l’ex-étudiant en école d’architecture qui se décrit lui-même comme un anarchiste sur le net. (Article à suivre)

     

    Nous sommes satisfaits que les élus locaux, et plus particulièrement la présidente de LMCU, et pris conscience des contrevérités, et des manipulations des associations.

     

    Nous dénonçons depuis un an et demi les contrevérités, et les mises en scènes des associations, visant à faire passer les habitants vivant à proximité du camp pour des menteurs et des racistes.

     

    La tension monte entre Martine Aubry et plusieurs associations

     

    Voix du Nord, le 21/08/2012

     

    | ROMS | La main, fermée, tourne sur elle-même à plusieurs reprises. Geste mystérieux adressé hier, en pleine conférence de presse sur les Roms, par Martine Aubry à ses collaborateurs. On n'en comprend le sens qu'après coup. « Fermez la porte.»

     

    VDN
     

    Le père Arthur, non invité, avait fait le déplacement.

     

    Car dehors se trouve Yann Lafolie, président de l'Atelier solidaire, association très impliquée auprès des Roms. Les services de LMCU le raccompagnent obligeamment jusqu'au hall d'entrée. Il y retrouve une autre figure, le père Arthur. Impossible de leur poser des questions dans le bâtiment. «Les interviews sur le parvis, s'il vous plaît », indique poliment la directrice générale des services.

     

    Une conférence de presse n'est pas une journée portes ouvertes. Mais l'atmosphère délétère perçue hier après-midi n'a qu'une explication : le divorce entre certains partisans des Roms et Martine Aubry est consommé. Si le dialogue se maintient avec des associations « mandatées », financées par des deniers publics, comme l'AREAS ou l'AFEJI, ou avec des interlocuteurs historiques, comme la Ligue des droits de l'homme, les relations avec des électrons libres comme l'Atelier solidaire ou le père Arthur se sont irrémédiablement dégradées. « Quand on est un militant humanitaire, on ne va pas faire un cirque devant une caméra pour dire des choses fausses », s'est fendue Martine Aubry hier, visant sans le nommer Yann Lafolie.

     

    La présidente de Lille Métropole, qui rencontrait hier matin le collectif Solidarité Roms, avait d'abord souhaité évincer le remuant paysagiste, avant de se raviser sous la pression des autres participants. Réfutant le terme de « militant », Yann Lafolie se décrit, lui, en « citoyen bénévole». Cantonné au parvis de LMCU, le père Arthur ironise de son côté : « Il paraît que je suis un zozo. Et ils ne veulent pas de zozos.» 

     

     S. B.

    PHOTO PATRICK DELECROIX

  • Dix élus locaux, dont le Maire de Villeneuve d'Ascq Gérard Caudron, apportent leur soutien au démantèlement des camps de Roms

    Le Maire de Villeneuve d'Ascq, Gérard Caudron, est l'un des signataires d'une tribune soutenant les démantèlement des camps de Roms.
    Cette lettre ouverte a été publiée dans le journal le monde.

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/08/14/le-gouvernement-a-raison-de-demanteler-les-campements-illicites-de-roms_1745996_3232.html .

    Le gouvernement a raison de démanteler les campements illicites de Roms

    LE MONDE | 14.08.2012
    Par des élus locaux de gauche

    Etre élu local, c'est connaître avec précision cet impératif qui veut qu'une situation d'urgence trouve une réponse rapide. Etre élu de gauche, c'est vouloir mettre l'idée de justice au coeur de l'action publique.

    C'est donc à un double titre – élus locaux et de gauche – que nous voulons apporter notre soutien à l'action du gouvernement qui, en application de décisions de justice, vise à répondre à l'urgence, en procédant à des démantèlements de campements illicites de Roms.

    Nous savons parfaitement les implications d'une telle action ; nous connaissons, tout autant, les raisons qui la motivent : conditions d'insalubrité intolérables pour les personnes, en particulier les familles avec enfants, et tensions croissantes avec les populations avoisinantes jusqu'à menacer la vie en collectivité.

    Affronter avec détermination et aussi sérénité la question des campements demande de faire taire les polémiques stériles, de se prémunir contre les solutions trop simplistes et, surtout, de mettre un terme à toutes les instrumentalisations politiques.

    A ce titre, nous contestons fermement les amalgames qui, suite aux récents démantèlements de campements, ont été faits entre l'action du gouvernement actuel et la politique passée. Comment, en effet, ne pas voir que la page écrite avec les mots iniques du discours de Grenoble, de juillet 2010, a été résolument tournée en mai 2012 ?

    Le discours de Grenoble – faut-il le rappeler ? –, c'est un président de la République qui, sur une base ethnique, montre du doigt toute une population dans la plus grande précarité, l'accuse des maux que connaît notre société et alors, s'émancipant du droit, fixe des objectifs de démantèlement : "Dans les trois mois, je veux qu'au moins la moitié des implantations (...) aient disparu du territoire français." Suivi d'actes, ce discours de Grenoble a aussitôt valu à la France d'être vertement rappelée à l'ordre par la Commission européenne.

    Nous savons combien, derrière l'activisme de façade de Nicolas Sarkozy, rien n'a été fait pour apporter des solutions à la question préoccupante des campements. Pire, l'image de la France a été écornée.

    En assumant ses responsabilités, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault entend, pour sa part, que les choses changent. C'est dans la dignité des personnes et dans le respect du droit qu'il s'agit dès lors d'avancer.

    Le respect du droit, c'est pouvoir mettre fin aux objectifs chiffrés en matière de démantèlement.

    Un démantèlement ne saurait être le résultat d'une injonction politique et d'une action centralisée au niveau de l'Etat ; il est nécessairement la conséquence d'une décision de justice, c'est-à-dire d'une décision indépendante du pouvoir exécutif, prise souvent d'ailleurs à la demande d'élus locaux qui se font l'écho des attentes légitimes des habitants.

    La dignité des personnes doit également être une préoccupation permanente. C'est pourquoi nous nous félicitons des consignes données par le ministre de l'intérieur à l'ensemble des préfets qui visent à ce que toute décision de démantèlement s'accompagne d'un travail de concertation avec tous les élus locaux et les associations venant en aide aux populations roms.

    Il s'agit notamment par ce biais de procéder à un examen approfondi des situations individuelles les plus délicates et de travailler, dans un cadre nécessairement contraint, à des solutions d'hébergement, conformément aux engagements de campagne du président de la République.

    La vigilance de la Commission européenne quant aux conditions dans lesquelles se font les éventuels éloignements est naturelle.

    La volonté du gouvernement est d'agir en toute transparence en répondant aux demandes d'information. Nous partageons l'esprit de cette démarche qui fait des institutions européennes non pas une contrainte mais bien une partie de la solution. Quel contraste avec la présidence passée !

    Une présidence qui, finalement, aura installé, dans les esprits, une vision erronée du temps de l'action publique. Celui-ci n'est pas fait que d'immédiateté, il doit également s'inscrire dans la continuité. C'est tout l'enjeu du démantèlement des campements illicites.

    Il y a le temps court de l'urgence. Il y a aussi le temps plus long qui est nécessaire à la mise en place de solutions adaptées.

    Celles-ci impliquent notamment, suite aux engagements du président de la République, de poursuivre la réflexion concernant une levée éventuelle des mesures qui restreignent l'accès des ressortissants roumains et bulgares au marché du travail français.

    Il convient également de travailler à des réponses en matière d'insertion, construites au niveau local avec les collectivités, les associations et l'Etat.

    Des avancées bilatérales doivent être trouvées avec la Roumanie et la Bulgarie, afin d'agir dans ces pays pour que le départ des Roms vers un ailleurs ne soit plus une fatalité. Enfin, les institutions européennes doivent jouer pleinement leur rôle avec un renforcement des dispositifs permettant une meilleure intégration des Roms.

    Nous avons confiance dans le gouvernement pour agir avec réalisme et esprit de justice afin de mettre en oeuvre ces solutions pérennes. Elles sont les seules envisageables, car on ne peut vouloir que des personnes aient comme unique horizon celui d'une vie dans un campement.

    des élus locaux de gauche

    Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne ; Luc Carvounas, maire d'Alfortville ; René Vandierendonck, vice-président de Lille Métropole, Gérard Caudron, maire de Villeneuve-d'Ascq ; Pierre Dubois, maire de Roubaix ; Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse ; Philippe Esnol, maire de Conflans- Sainte-Honorine ; Pascal Popelin, député de Seine-Saint-Denis, premier adjoint au maire de Livry-Gargan ; Eugène Caselli, président de la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole.

  • Le jour d'après...

    Aujourd'hui cela fait 5 jours que le bidonville qui jouxtait notre quartier et usait de nos nerfs a été évacué. 5 jours que nous pouvons à nouveau profiter du soleil dans nos jardins en écoutant les seuls bruits de la nature.. 5 jours que nous pouvons enfin dormir sans être réveillés au gré des humeurs nocturnes de nos voisins d'infortune... Mais malgré les sourires qui illuminent à nouveau les visages, il demeure une part d'incertitude quant aux évènements à venir.

    Comme nous avons pu le constater, certains roms de ce bidonville ne sont pas allés bien loin puisqu'ils ne sont qu'à quelques rues de notre quartier, chemin Napoléon à Hellemmes (voir la photo). Ils y seraient 80 selon la presse. Et toujours selon cette dernière, une partie d'entre eux exprimerait le désir de retourner "vivre" sur la friche. De même que le président de l'Atelier Solidaire a publiquement dit à la 1ère adjointe de Villeneuve d'Ascq qu'il reviendrait avec 1000 Rom, et qu'il allait lui en faire baver.

    Régulièrement durant la journée, nous pouvons les apercevoir sur celle-ci venir récupérer des affaires ou de la ferraille laissée sur place. Et en l'espace de deux jours 3  incendies se sont déclarés, nous faisant craindre à chaque fois le retour des brûlages de câbles, et donc la réinstallation des roms.
    C'est pourquoi malgré le soulagement nous avons décidé de rester vigilants et de ne pas baisser la garde tant qu'un retour définitif à la normale n'aura pas été constaté.

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    Régulièrement et à tour de rôle donc, nous allons sur la friche nous assurer qu'il n'y ait aucune tentative de réinstallation en cours. Après les deux années de calvaire que nous venons de vivre, il est en effet impensable pour nous de revivre cette situation. Notre patience a des limites, et celles-ci ont été largement franchies. Alors qu'on se le dise, si une réinstallation devait avoir lieu, nous nous y opposerions!
  • La friche : 3 départs de feu

    Les habitants villeneuvois du quartier hôtel de ville sont nombreux  à nous contacter pour nous signaler trois colonnes de fumées noires, venant de la friche derrière l’école d’architecture. Les pompiers sont sur place
    pour éteindre le feu, et la police a été prévenue.

    Il s'agirait de meubles et de divers objets qui auraient pris feu... et il s'agirait d'un acte intentionnel.

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    Crédits photos : © Sébastien C. Nous contacter pour toute utilisation.

    Hier soir vers 22h30, un brulage de câble a été constaté sur la friche, du côté de la rue des vergers.

    Il semblerait que les activités de brûlage de câble continuent la nuit, malgré l’expulsion.

     

  • Jeudi 09/08/12 : Evacuation du campement depuis 06h00 du matin.

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  • Article Figaro 09/08/12 : Evacuation en cours sur la friche

    Près de Lille, un camp de Roms démantelé

    Par Raphaël Gibour

    le 09/08/2012 à 09:20 | publié le 08/08/2012 à 22:01

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    L'évacuation du camp de Roms, situé sur le parking et le terrain en friche le long de la rue verte à Villeneuve d'Ascq, a commencé jeudi matin. DR. Crédits photo : PASCAL ROSSIGNOL/Reuters

    Un collectif de riverains à Villeneuve d'Ascq demandait depuis plusieurs années l'expulsion du camp de Roms installé en face de chez eux. La situation menaçait de virer au drame.

     

    Les habitants du quartier de la rue Verte, à Villeneuve-d'Ascq, ont obtenu gain de cause. Une ordonnance d'expulsion prise par un juge lillois a permis l'évacuation du camp de Roms qui a progressivement vu le jour depuis deux ans sur un terrain en friche au pied de leurs maisons. Jeudi matin, les militants de l'association Atelier Solidaire, qui souhaitaient empêcher cette expulsion, ont rapporté sur Twitter que les opérations étaient en cours.

    Lassés des incivilités et des désagréments liés à leur cohabitation forcée avec les Roms, les riverains s'étaient rassemblés au sein d'un collectif qui porte le nom de leur impasse, «La Voie perdue », qui donnait sur le campement abritant environ 200 personnes. Ils avaient même créé un blog, pour montrer, «de la façon la plus objective possible, les aberrations que l'on vit au quotidien avec des vidéos, des photos…», témoigne Christophe, son porte-parole.

    Peu à peu, un conflit larvé s'était installé avec les Roms. Il y a deux semaines, la tension était montée d'un cran et des coups de feu avaient même été tirés. L'aveu d'impuis­sance d'un riverain excédé. Un événement qui avait fait réagir Michel-François Delannoy (PS), premier vice-président de Lille métropole communauté urbaine (LMCU), propriétaire du terrain. «Ce sont des signaux d'alerte que nous ne pouvons pas prendre à la légère », avait-il reconnu, confirmant que la collectivité et l'État, propriétaires des terrains, avaient engagé une procédure devant la justice pour que soit démantelé ce campement illi­cite. Le préfet, Dominique Bur, s'était dit prêt à évacuer le campement une fois l'ordonnance prise.

    Recrudescence des agressions

    En avril 2012, Maryvonne Girard (divers gauche), première adjointe au maire en charge de la sécurité, tirait déjà la sonnette d'alarme: «J'ai peur que les riverains manifestent leur mécontentement d'une façon violente.» Depuis 2010, la situation était bloquée. Martine Aubry, présidente de la LMCU, «avait instauré un moratoire pour arrêter les expulsions et trouver des solutions », confie l'élue. Mais rien n'a été fait pour le camp de la rue Verte.

    Christophe, du collectif La Voie perdue, expliquait que «les conditions de vie (étaient) devenues insupportables » et faisait par de son inquietude pour la santé et la sécurité des habitants. Pour Mélanie, jeune maman, l'une de ses principales sources de préoccupation, «c'est cette colonne de fumée noire toxique qui s'élève du camp » quand des câbles sont brûlés pour récupérer le cuivre, jusqu'à rendre «l'air irrespirable ». Mais aussi la recrudescence des agressions: «En sortant du supermarché, une Roumaine a voulu m'arracher mon sac de course, elle m'a fait tomber à terre alors que j'étais enceinte, j'ai ensuite été hospitalisée deux mois », se rappelle-t-elle amèrement. Les problèmes sont récurrents et les riverains nombreux à se plaindre d'insultes, de menaces, de vols, de tapages nocturnes… «Quatre nuits d'affilée, j'ai été réveillé», relate un riverain fatigué, avant d'ajouter: «Maintenant, la police ne prend même plus la peine de se déplacer…»

    Les associations dénoncent «les expulsions sans solution»

    Le démantèlement soulève en revanche l'indignation de l'association Atelier solidaire, emmenée par Yann Lafolie. Il avait décidé d'occuper le terrain «jour et nuit sept jours sur sept » auprès des familles roms afin d'éviter leur expulsion. Une mobilisation qui laissait sceptique Patrick Vigneau, directeur de l'Association régionale d'étude et d'action sociale (Aréas), mandatée par la LMCU pour accompagner sur le plan social, sanitaire et scolaire la population rom de la métropole. Il était en effet plus réaliste: «L'expulsion est inévitable, l'intérêt maintenant est que ça se passe au mieux.»

    L'agglomération lilloise compte aujourd'hui 2 800 Roms. «C'est presque trois fois plus qu'en 2010 », précise Maryvonne Girard. «La question des Roms reste en suspens, constate Patrick Vigneau. Les principaux problèmes sont le manque de moyens financiers et de terrains pour accueillir des Roms toujours plus nombreux. Des terrains qui permettraient aux travailleurs sociaux de faire un travail de fond, sur le long terme…»

    Aujourd'hui, le père Arthur, 73 ans, investi auprès des Roms de la rue Verte, a décidé de baptiser publiquement «à la demande des parents»une dizaine d'enfants d'un camp situé à Hellemmes, tout proche. Pour dénoncer les expulsions: «Nous n'avons plus d'autres munitions.»

    Pour les riverains de «La Voie perdue», l'important était de retrouver leur tranquillité et de rétablir la vérité: «Il faut arrêter de dire qu'on est des petits-bourgeois… On s'en fout, des caravanes et des papiers, on n'est pas insensibles à leur misère, mais ils n'acceptent pas des règles de vie élémentaires… les lois de la République sont les mêmes pour tous.»

     

  • Quand l'AREAS parle des menaces physiques sur ses intervenants...

    Dans un courrier au maire de Villeneuve d'Ascq Patrick Vigneau directeur de l'AREAS dont la mission est l'accompagnement social des familles Roms, reconnait son impuissance face au triplement de ces familles dans la métropole.

    Pour rappel, il s’agit d'une association dont les employés sont des professionnels de l'action sociale.


    Comment donc, des associations « amateurs » dont les membres sont des retraités et des étudiants pourraient prétendre maitriser les problèmes génères par l'installation illégale de familles Roms, quand des professionnels n’y arrivent plus ?

    D’autant que le personnel de l’AREAS lui travaille 35h par semaine, et que sa contribution ne consiste pas juste à passer le soir ou les WE…

     

    D’autre part, le directeur explique que les intervenants sont sujets à des menaces physiques et verbales…

    Une lettre qui a le mérite d’être honnête et de refléter la dure réalité du terrain, contrairement au discours teinté d’angélisme de Yann Lafolie et du père Arthur.

     

    Stop à l’amateurisme…

     

     

    Extraits :

     

    Monsieur le Maire,
    En janvier 2010, lors de l’attribution d’un financement pour l‘accompagnement social des Roms migrants, l’AREAS recensait 860 personnes. A ce jour, nous dénombrons 2 200 personnes sur l’arrondissement de Lille. L’effectif a plus que doublé et risque d’être triplé d’ici l’été.
    Malgré les différentes solutions que nous avons essayées d’appliquer dans la prise en charge de ce public sur l’arrondissement de Lille, force est de constater que nous n’arrivons plus à assurer le suivi social, ni le suivi santé de l’ensemble des familles avec les moyens humains existants, une équipe de 9 personnes.
    Cette situation provoque d’importants mécontentements du public et se traduit par de l’agressivité voire des menaces physiques et verbales à l’encontre des intervenants. En effet, nous sommes concentrés sur les situations d’extrême urgence et certaines familles ne comprennent pas que nous ne puissions répondre à leur demande. […]

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  • Communiqué de la 1ère adjointe de Villeneuve d'Ascq, Mme Maryvonne Girard

    Nous avons plusieurs fois dénoncé les libertés prises par les associations avec la réalité. La mairie de Villeneuve d'Ascq, par l'intermédiaire de sa 1ère adjointe Maryvonne Girard, a souhaité réagir à la dernière provocation de Yann Lafolie (président de l'Atelier Solidaire). Celui-ci a une fois de plus nié voir ridiculisé les nuisances subies par des habitants et riverains de la friche sur la page Facebook de son association... comme il l'a déjà fait dans la presse écrite ou dans les reportages TV.

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    Le communiqué dans son intégralité :

     Comment peut on dire de tels mensonges mettant en cause la parole de centaines d'habitants qui subissent les nuisances depuis plus de 2 ans? Mr Lafolie et ses amis semblent bien loin de la réalité ... Notre tolérance a ses limites face aux injures, aux calomnies proférèes à l'encontre de nos concitoyens et de la  municipalité. Notre ville compte des centaines de personnes de population ROM répartis sur toute la ville Citè scientifique, l'école d'archi, rue de la Cruppe, 4 cantons, les près et Breughel...

    L'AREAS s'est désengagée du terrain de la Cruppe alors que celui ci était préservé car encadré. Les propos irresponsables ne viennent pas de la municipalité. Pourquoi notre ville accepterait plus de 4 mobilhomes? Nous avons toujours dit notre volonté de créer un village d'insertion encadré par des gens compétents et non des irrésponsables qui violent les lois.

    Mais avec certaines associations dont celle de Mr Lafolie, nous devons tout accepter...y compris des bidonvilles installés à la lisière de notre ville....

    NON, le dialogue n'aura pas lieu...et les nuisances quoique l'on dise, continuent.....

    Maryvonne Girard

    1ére adjointe de Villeneuve d'Ascq

  • Le ridicule ne tue pas… la mauvaise foi non plus…

    Les associations, après avoir :

    -          demandé à une dizaine de famille déménager provisoirement (comme il y a quelques mois),

    -          nettoyé le parking de l’école d’architecture,

    -          donné des instructions pour stopper la musique et les brûlages…

    -          convoqué la presse,

    ont décidé de se moquer ouvertement des habitants qui habitent aux alentours du camp…
    : comprendre : "Les nuisances n'existent pas"...

    Lu sur le profil Facebook de l’Atelier Solidaire (dont le président est Yann Lafolie) : 

    « Après 5 jours et 5 nuits auprès des familles Rroms, nous sommes témoins de l’absence de nuisances et d’insécurité sur le terrain. Nous pouvons dormir sur nos 2 oreilles. Notre présence permet d’engager un travail de fond envers toutes les familles … […]

    Profil FB

    Que se passera-t-il quand toutes ces bonnes âmes rentreront dans leurs paisibles quartiers?

    Le ridicule ne tue pas… Ceci-dit, la mauvaise foi non plus…

  • Article du Journal du Dimanche 05/08/12 : Guerre des nerfs à "Romland"



    Guerre des nerfs à "Romland"

    Après un moratoire de deux ans, la communauté urbaine de Lille a demandé le démantèlement de deux camps de Roms. Les associations crient à la trahison.

    Ils se sont baptisés "La voie perdue", du nom de leur petite impasse coincée entre des immeubles de Villeneuve-d’Ascq (Nord). Une poignée de familles qui, depuis trois ans, cohabitent tant bien que mal avec un campement sauvage de près de 200 Roumains installé sur une friche de 10 ha, à 100 m de leurs jolis pavillons en brique. "Bienvenue à Romland, ironise Véronique, une jeune maman. Pour venir chez nous, pas besoin de donner d’indications précises, tout le monde trouve sans problème…"

    Depuis quelques jours, ce collectif de riverains reprend espoir. Lille métropole communauté urbaine (LMCU), présidée par Martine Aubry, a annoncé le démantèlement de deux camps à Hellemmes et Villeneuve-d’Ascq, le plus important situé sur le parking de l’école d’architecture villeneuvoise. "Cette fois-ci, c’est la bonne", se persuade Christophe, le porte-parole des habitants qui chroniquent les nuisances de leurs voisins sur un blog riche en images et vidéos. "On nous traite de menteurs, de racistes, alors que nous avons des preuves", s’agace le trentenaire.

    Des riverains excédés...

    Selon les habitants, soutenus par leur maire, la liste des griefs est sans fin : raccordement sauvage sur le compteur électricité de la résidence étudiante, mise à sec de la borne d’incendie, musique assourdissante jour et nuit, fumée toxique due au brûlage de câbles, vols de poubelles, mendicité, etc. Plus grave, les riverains évoquent aussi des insultes, des menaces, des cambriolages et des agressions. "En novembre, j’ai été jetée à terre au supermarché par une jeune Rom qui m’a volé des yaourts", raconte Véronique, choquée, qui était alors enceinte. "Il y a dix jours, ma petite fille et une copine ont été coursées par deux adultes Roms après une querelle avec leurs enfants", assure de son côté une autre mère de famille. "La misère n’excuse pas tout." Dans le camp d’en face, on relativise. "Tous les Roms ne doivent pas payer pour le comportement de quelques-uns, rétorque Yann Lafolie, un architecte paysagiste de 28 ans, président de L’Atelier solidaire. Évitons les amalgames et apprenons à les connaître." Il y a une semaine, il a écrit une lettre à Martine Aubry pour mettre en avant le travail associatif réalisé auprès de ces familles défavorisées.

    De petits "chalets" en bois ont été construits, un "potager de l’amitié" est sorti de terre, des animaux de ferme (dont un cochon prénommé Georges) destinés à l’"écopâturage" sont arrivés. "Ici, c’est un peu mon jardin, c’est un lieu de refuge pour toutes les espèces", concède le jeune homme qui met en avant la scolarisation de certains enfants et la création d’"ateliers" d’alphabétisation et de lecture pour les autres. "On ne comprend pas pourquoi Martine Aubry a mis fin au moratoire des démantèlements, s’étonne Yann Lafolie. Manuel Valls [qui souhaite supprimer certains camps le 25 juillet] veut sans doute montrer que la gauche n’est pas molle. Mais le changement, c’est pour quand?" Opposés à la liquidation du camp récemment nettoyé, les militants associatifs dorment à tour de rôle dans une caravane où a été affichée la promesse du candidat Hollande, qui s’était engagé à ne pas démanteler de campements  sans "solutions alternatives".

    ...et des militants désemparés

    "Les conditions de vie se sont beaucoup dégradées et la situation se tend", répond Michel-François Delannoy, premier vice-président de LMCU, inquiet après les tirs d’un riverain excédé par le bruit. "De plus, le camp est installé sur des carrières. La sécurité des gens n’est pas assurée." Selon lui, le nombre de Roms dans l’agglomération lilloise serait passé en moins de deux ans de 800 à 2.800, répartis dans 34 camps. Un engorgement en partie dû au moratoire instauré en 2010. "À l’époque, c’était pour éviter leur expulsion", justifie Michel-François Delannoy, qui parle d’un traitement « au cas par cas ». En guise de "solutions alternatives", le maire de Tourcoing rappelle la naissance de dix "villages d’insertion" – dont quatre ont déjà été créés – et de futurs lieux d’accueil provisoires. "D’autres camps ont déjà été évacués et nous n’avons jamais fait appel à la force publique. Les Roms sont partis d’eux-mêmes", insiste-t-il. Selon lui, l’ordonnance d’expulsion des deux camps aurait été prise par un juge lillois. Reste maintenant à la faire exécuter par… le ministère de l’Intérieur. Vendredi, un commissaire de police est venu jauger l’état des caravanes hors d’âge. La guerre des nerfs bat son plein…

    Jean-Pierre Vergès, envoyé spécial à Villeneuve-d’Ascq (Nord) - Le Journal du Dimanche

    dimanche 05 août 2012

  • Manipulations : Articles Voix du Nord 04/08/12

    ASCQ ON EN DIT

    Publié le 04/08/2012

    Les Roms et les riverains :qui déplace le problème ?

    Lors de la conférence de presse donnée par le collectif Solidarité Roms, Yann Lafolie, son président, avait annoncé le déplacement de plusieurs caravanes « qui posaient problème ». Le collectif des riverains de la Voie perdue a constaté que ces caravanes s'étaient installées rue Bobillot à Hellemmes. Là où, fin avril de cette année, des tensions liées à une première installation s'étaient produites avec les habitants. « Une habitante de cette rue, contactée par téléphone, nous a confirmé que les caravanes avaient forcées le mont de terre bloquant l'accès, la semaine dernière. Nous dénonçons fermement l'hypocrisie des associations, qui reprochent à LMCU de déplacer le problème, mais qui font de même en déplaçant les familles les plus problématiques, à chaque fois qu'elles veulent faire croire que tout va bien sur la friche, en attendant que la tempête se calme », expliquent les membres du collectif dans un communiqué.  •

    La Voix Du Nord

  • « C’est un prêtre qui nous a dit de venir nous installer là »

    les caravanes de retour rue bobillot a hellemmes. Le temps que la tempete se calme? Yann Lafolie, lors de sa récente conférence de presse sur la friche, a prétendu que les problèmes avec certaines familles Roms avaient été réglés.

    Il insistait sur « les efforts fait selon lui afin de limiter les nuisances pour le voisinage, comme le déplacement de plusieurs caravanes »

     

    Mais où sont donc passées les caravanes qui posaient problème ? Notre collectif a contacté les habitants de la rue Bobillot à Hellemmes. Ils nous ont confirmé que les caravanes étaient de retour. Fin avril de cette année, plusieurs familles de la friche de l’école d’architecture, posant problème, avaient été déplacées dans cette impasse où vivent 6 familles.

     

    Dans un article de la VDN daté du 29/04/12, les habitants y décrivaient alors les tensions liées à la présence des caravanes à quelques mètres de leurs maisons : accrochages, pneus crevés…

     

    Une habitante de cette rue, contactée par téléphone, nous a confirmé que les caravanes avaient forcé le mont de terre bloquant l’accès, la semaine dernière.

    Les Roms ont alors dit aux habitants de la rue : « c’est un prêtre qui nous a dit de venir nous installer là »

     

    Nous dénonçons fermement l’hypocrisie des associations, qui reprochent à LMCU de déplacer le problème, mais qui font de même en déplaçant les familles les plus problématiques, à chaque fois qu’elles veulent faire croire que tout va bien sur la friche, en attendant que  la tempête se calme…

     

    Ce ne sera pas la 1ère fois que les associations cachent la poussière sous le tapis.

     

  • Mise en scène des Assos Article Voix Du Nord 03/08/12

     ASCQ'ON EN DIT

      Publié le 03/08/2012

    À propos de la « mise en scène » des Roms

    - Les riverains de la Voie perdue et du village rom de la rue Verte, à Villeneuve-d'Ascq, ont bondi en découvrant hier les arguments de l'Atelier solidaire pour s'opposer au démantèlement du camp. Forts de leur pétition de 388 signatures, ils dénoncent « les contrevérités énoncées par les associations visant à faire croire que le camp serait très calme, et qu'il ne s'y passe rien... Cela fait deux ans que nous subissons les nuisances liées à la présence de ce camp, et deux ans que les associations n'interviennent QUE pour masquer ces nuisances quand il y a menace d'expulsion. » Le collectif revient sur les faits survenus la semaine dernière (notre édition du 27/7) et s'indigne de « la mise en scène du camp par l'Atelier Solidaire, loin d'être représentative de ce qui se passe quotidiennement sur la friche car beaucoup de faits sont passés sous silence. » - De son côté, Maryvonne Girard, adjointe villeneuvoise à la sécurité, réagit vivement : « Encore une fois, les associations emmenées par M. Lafolie, le père Arthur et le Front de gauche osent nous donner des leçons et ce en des termes tout à fait inacceptables !

    Avec le maire, nous aimerions rectifier quelques "mensonges". Depuis plus de deux ans nous dénonçons les nuisances commises par la population rom, et ce non pas pour quelques riverains, comme le clame l'ancien étudiant... Les courriers, mails, appels téléphoniques se comptent par centaines. Les agressions ne font que s'amplifier. Derniers exemples : une petite fille de 7 ans traînée par un jeune Rom en vélo il y a quelques semaines ou une dame en fauteuil se retrouvant avec des enfants roms montés sur le fauteuil et voulant prendre son chien, il y a trois jours. Comme le dit le père Arthur, "ils ne sont pas des étrangers mais des citoyens comme les autres qui doivent être respectés en tant que tels"... Et ces citoyens européens qui ne sont pas des réfugiés en fuite ont des devoirs comme chaque citoyen. Dans notre pays, des lois existent. Or, par leur soutien, les associations ont fait de ces citoyens des personnes qui ne respectent RIEN, pas même leurs propres enfants qu'ils n'hésitent pas à exploiter aux carrefours alors que la mendicité des mineurs est interdite. La liste est longue. Alors clairement, nous le redisons : il n'y aura pas de "travail entre les assos, le Front de gauche et la municipalité" comme il n'y aura pas de relogement à Villeneuve-d'Ascq. Notre dispositif d'urgence est déjà rempli. Nous n'acceptons pas l'amalgame fait entre des expulsions de citoyens villeneuvois et l'évacuation des terrains occupés illégalement. Nous saluons le courage de M. Aubry et de M.-Fr. Delannoy et soutenons leur démarche. Nous sommes d'accord pour un village d'insertion de 3 ou 4 mobil homes avec un encadrement digne de ce nom. Nous ne pouvons faire davantage et la métropole non plus. L'Europe doit faire respecter les droits des Roms dans leurs pays. Le gouvernement doit faire respecter nos lois partout et par tous mais nous n'accepterons jamais les menaces, chantages, insultes ! Dans notre République, la règle est simple : la loi, toute la loi, rien que la loi.

    » - D'autres élus municipaux, Caroline Boisard-Vannier à Hellemmes et Jérôme Garcia à Mons-en-Baroeul, de l'UMP, reprochent à la gauche et à Martine Aubry en particulier, en tant que présidente de LMCU, d'être responsables des problèmes actuels pour s'être opposés à l'évacuation des camps en 2010 : « Depuis, les populations roms savent qu'elles peuvent s'installer illégalement et en toute tranquillité sur les terrains dont la communauté urbaine est propriétaire. Cette situation a entraîné un appel d'air : la métropole concentre désormais une grande partie de la population rom présente en France.»  •

     

  • Le démantelement enfin confirmé. Article VDN 01/08/12

    Région > Lille Métropole

     LMCU confirme le démantèlement de deux camps à Hellemmes et Villeneuve-d'Ascq  

    | ROMS | Face à la menace d'évacuation prochaine de deux camps de Roms 

     Les membres du collectif Solidarité Roms ont tenu une conférence de presse hier sur le camp de la rue Verte, à Hellemmes. Les membres du collectif Solidarité Roms ont tenu une conférence de presse hier sur le camp de la rue Verte, à Hellemmes.

     , à Hellemmes (rue Verte, à côté de l'École d'architecture) et à Villeneuve-d'Ascq (rue Breughel, dans le quartier du Pont-de-Bois), le collectif Solidarité Roms tenait une conférence de presse sur le site hellemmois, hier après-midi.

    Symboliquement, plusieurs membres vont, à tour de rôle, occuper le terrain dans une caravane. Une occupation pour une durée indéterminée, « en attendant de pouvoir discuter avec Martine Aubry et Manuel Valls ». Ils réclament également la tenue d'une conférence régionale ainsi qu'un moratoire contre toutes les expulsions.

    « Métropole saturée »

    « Un moratoire, il y en a déjà eu un en 2010, avance pour sa part Michel-François Delannoy, premier vice-président de LMCU. Nous nous sommes engagés à trouver des solutions d'accueil pour 800 à 1 000 personnes. Il n'a jamais été question d'aller au-delà.

     » Mais depuis, leur nombre aurait plus que doublé dans la métropole. L'AREAS (association qui accompagne les Roms) en a recensé 2 800, soit 15 % de la population accueillie en France. Michel-François Delannoy estime que la métropole est saturée et que des problèmes sanitaires se posent, particulièrement à Hellemmes et Villeneuve-d'Ascq.

    Les familles roms installées dans ces deux camps vont prochainement faire l'objet d'une procédure d'évacuation qui leur sera signifiée par la force publique. « C'est déplacer le problème. Où vont pouvoir s'installer ces familles ? », s'interrogent les membres du collectif.

    « Il s'agit de la responsabilité de l'État », rétorque Michel-François Delannoy. Le vice-président de LMCU met aussi en avant les risques liés à la sécurité. Des troubles se sont produits à plusieurs reprises ces derniers temps rue Verte à Villeneuve-d'Ascq. Des douilles de pistolet d'alarme ont été retrouvées et des détonations ont été entendues par des riverains. « Ces coups de feu constituent des signaux d'alerte que l'on ne peut pas prendre à la légère. Et même, imaginez qu'une catiche s'effondre. S'il y a un mort, nous ne pourrons pas fuir nos responsabilités  », s'inquiète Michel-François Delannoy.

    Au dernier conseil communautaire, fin juin, LMCU avait pris la décision de créer trois à quatre sites disposant de l'eau et des sanitaires pour accueillir un millier de personnes environ. Des associations seront mandatées pour assurer la propreté. Quelques caravanes ont d'ores et déjà été achetées par la communauté urbaine. Mais la localisation des zones d'accueil fait encore aujourd'hui l'objet d'âpres discussions. • 

    FRANÇOIS FLOURENS

  • Evacuation du camp : Article Nord Eclair 28/07/12

    VILLENEUVE D ASCQ / ROMS

    L'évacuation des camps situés rues Verte et Breughel se précise


    NE280712
    Dans un courrier envoyé au maire, le premier vice-président de Lille métropole communauté urbaine M.-F. Delannoy dit que des démarches juridiques ont été engagées pour évacuer deux camps Roms.




    JULIEN DELATTRE > julien.delattre@nordeclair.fr
    L'intercommunalité lilloise n'a pas tardé à réagir suite au courrier envoyé jeudi à la présidente Martine Aubry par le maire de Villeneuve d'Ascq. Gérard Caudron y rappelait les nombreuses nuisances et incidents intervenus ces derniers temps (lire l'édition d'hier). Il lançait aussi un énième cri d'alarme pour que le camp Rom situé en face de l'école d'architecture soit enfin évacué.
    Hier, via une lettre, Michel-François Delannoy a répondu au premier magistrat villeneuvois : « les démarches juridiques concernant les parcelles dont Lille métropole et l'État sont propriétaires ont d'ores et déjà été engagées pour les deux campements, écrit le premier vice-président de LMCU. Une ordonnance du tribunal devrait intervenir dans le courant de la semaine prochaine. » Quand il parle des deux campements, il s'agit bien de celui en face de l'école d'archi' ainsi que du terrain qui se trouve rue Breughel, en contrebas de l'autoroute.


    « La concentration croissante de la population, la dégradation des conditions d'hygiène et de sécurité ont conduit à identifier le campement de la rue Verte comme faisant partie des évacuations prioritaires dont la liste a été transmise au préfet, ajoute Michel-François Delannoy. Le terrain de la rue Breughel a également été inscrit dans cette même liste. » Le premier vice-président de Lille métropole communauté urbaine s'était entretenu de ce sujet avec le Ministre de l'Intérieur Manuel Valls lors de sa venue à Lille en juin. Ce dernier a annoncé, mercredi au Sénat, son souhait de procéder au démantèlement des camps Roms car il se dit inquiet de la concentration de cette population dans certaines villes. À Villeneuve d'Ascq, ils sont environ deux cents à vivre rue Verte et cinquante rue Breughel.w
  • Evacuation du camp : Article Nord Eclair du 27/07/12

    VILLENEUVE D ASCQ / ROMS

    Le camp près de l'école d'archi' bientôt évacué ?




    La tension est encore montée d'un cran ces derniers jours autour du camp de Roms situé en face de l'école d'architecture. « On s'en doutait, ce n'est pas faute d'avoir prévenu, lance Maryvonne Girard, première adjointe au maire en charge de la sécurité. Depuis trois ans, ce dossier n'avance pas. Je comprends que certains riverains soient excédés, en aient marre. » Il est vrai que certains d'entre eux sont intarissables sur les nuisances causées par les quelque 200 personnes venues des pays de l'Est qui vivent dans ce camp composé d'une trentaine de caravanes et baraquements de fortune : « il y a les bagarres à répétition, la sono à fond jour et nuit, et la fumée toxique lorsqu'ils brûlent des câbles pour récupérer le cuivre », témoigne une voisine.

    La jeune mère de famille affirme se sentir « en insécurité dans (sa) rue », la Voie Perdue, juste en face du camp : « je fuis le quartier dès que l'occasion se présente ! » Y a-t-il eu des coups de feu ?

    Comme d'autres riverains, elle dit avoir été réveillée par des coups de feu, mardi à l'aube. Elle contacte aussitôt la police : « Ils m'ont dit que je n'étais pas la première à appeler », se souvient-elle. Difficile pourtant de reconstituer ce qui s'est réellement passé ce matin-là. Alors que plusieurs riverains attribuent les coups de feu à un voisin excédé par le tapage nocturne venant du camp, la police de Villeneuve d'Ascq dément formellement toute intervention.

    Pourtant, une voisine s'est bien présentée mardi soir à l'accueil du commissariat pour y déposer les douilles que ses enfants avaient trouvées dans la rue.
    La police villeneuvoise déclare qu'il s'agit de « douilles non percutées », probablement celles d'un pistolet d'alarme. « Nous allons rencontrer la personne qui les a amenées pour essayer d'en savoir plus », affirme un officier.

    Pour le porte-parole du collectif de riverains, il n'y aurait rien de surprenant à ce qu'un voisin poussé à bout ait fini par craquer et tenté d'imposer le silence par la force. Deux jours plus tôt, une altercation entre des habitants du quartier et des Roms avait éclaté, après une dispute entre leurs enfants.
    Le sentiment de malaise semble partagé puisque les Roms rencontrés hier après-midi sur le camp racontent pour leur part que des policiers seraient venus chercher un homme d'une vingtaine d'années dans la nuit de dimanche à lundi entre 4 h et 5 h, après qu'il a tiré huit coups de feu et menacé des enfants en leur répétant : « Dégagez les Roumains ».

    La communauté Rom se dit, par ailleurs, victimes de Marocains qui s'en prennent à leurs voitures. Et assurent que les policiers passent les voir régulièrement en ce moment, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Ils veulent « rester tranquilles, ici ».

    Pas d'évacuation sans procédure judiciaire

    Jamais, ils n'ont entendu parler d'un possible démantèlement de leur camp, et se montrent très inquiets quand nous leur relatons cette prochaine éventualité.
    En effet, dans un courrier adressé au maire Gérard Caudron et daté du mardi 17 juillet, le préfet Dominique Bur se dit prêt à évacuer le camp de Roms situé en face de l'école d'architecture. Seule condition : que LMCU (Lille métropole communauté urbaine) et l'État, copropriétaires du terrain, entament une action commune. Ce qui n'est toujours pas le cas puisque l'intercommunalité a bien demandé, via une lettre de son vice-président Michel-François Delannoy en date du jeudi 28 juin, l'évacuation mais sans l'accompagner d'une procédure judiciaire. Or, le représentant de l'État ne donnera pas l'ordre d'intervenir tant que cette dernière condition ne sera pas remplie. Le maire, Gérard Caudron, qui vient de rentrer de vacances, a écrit à la présidente de LMCU Martine Aubry pour l'interpeller sur les nombreuses nuisances et lui demander d'engager la procédure judiciaire nécessaire à l'évacuation. Pour les élus villeneuvois, il est plus que temps d'intervenir.

  • Coup de feux : Article Nord Eclair 27/07/12

    Le camp de Roms près de l'école d'archi' bientôt évacué ?

     

    Ils sont quelque 200Roumains à vivre dans le camp situé en face de l'école d'architecture. Photos archives Nord éclair

    Ils sont quelque 200Roumains à vivre dans le camp situé en face de l'école d'architecture. Photos archives Nord éclair

    Le camp de Roms situé en face de l'école d'architecture sera peut-être bientôt démantelé. Le préfet Dominique Bur se dit prêt à l'évacuer si Lille métropole communauté urbaine (LMCU) engage une procédure judiciaire. En attendant, les nuisances se multiplient.


    JULIEN DELATTRE ET LIZA FABBIAN > villeneuvedascq@nordeclair.fr
    La tension est encore montée d'un cran ces derniers jours autour du camp de Roms situé en face de l'école d'architecture. « On s'en doutait, ce n'est pas faute d'avoir prévenu, lance Maryvonne Girard, première adjointe au maire en charge de la sécurité. Depuis trois ans, ce dossier n'avance pas. Je comprends que certains riverains soient excédés, en aient marre. » Il est vrai que certains d'entre eux sont intarissables sur les nuisances causées par les quelque 200 personnes venues des pays de l'Est qui vivent dans ce camp composé d'une trentaine de caravanes et baraquements de fortune : « il y a les bagarres à répétition, la sono à fond jour et nuit, et la fumée toxique lorsqu'ils brûlent des câbles pour récupérer le cuivre », témoigne une voisine.
    La jeune mère de famille affirme se sentir « en insécurité dans (sa) rue », la Voie Perdue, juste en face du camp : « je fuis le quartier dès que l'occasion se présente ! » Y a-t-il eu des coups de feu ?

    Comme d'autres riverains, elle dit avoir été réveillée par des coups de feu, mardi à l'aube. Elle contacte aussitôt la police : « Ils m'ont dit que je n'étais pas la première à appeler », se souvient-elle.
    Difficile pourtant de reconstituer ce qui s'est réellement passé ce matin-là. Alors que plusieurs riverains attribuent les coups de feu à un voisin excédé par le tapage nocturne venant du camp, la police de Villeneuve d'Ascq dément formellement toute intervention.
    Pourtant, une voisine s'est bien présentée mardi soir à l'accueil du commissariat pour y déposer les douilles que ses enfants avaient trouvées dans la rue.
    La police villeneuvoise déclare qu'il s'agit de « douilles non percutées », probablement celles d'un pistolet d'alarme. « Nous allons rencontrer la personne qui les a amenées pour essayer d'en savoir plus », affirme un officier.
    Pour le porte-parole du collectif de riverains, il n'y aurait rien de surprenant à ce qu'un voisin poussé à bout ait fini par craquer et tenté d'imposer le silence par la force. Deux jours plus tôt, une altercation entre des habitants du quartier et des Roms avait éclaté, après une dispute entre leurs enfants.
    Le sentiment de malaise semble partagé puisque les Roms rencontrés hier après-midi sur le camp racontent pour leur part que des policiers seraient venus chercher un homme d'une vingtaine d'années dans la nuit de dimanche à lundi entre 4 h et 5 h, après qu'il a tiré huit coups de feu et menacé des enfants en leur répétant : « Dégagez les Roumains ».
    La communauté Rom se dit, par ailleurs, victimes de Marocains qui s'en prennent à leurs voitures. Et assurent que les policiers passent les voir régulièrement en ce moment, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Ils veulent « rester tranquilles, ici ».

    Pas d'évacuation
    sans procédure judiciaire

    Jamais, ils n'ont entendu parler d'un possible démantèlement de leur camp, et se montrent très inquiets quand nous leur relatons cette prochaine éventualité.
    En effet, dans un courrier adressé au maire Gérard Caudron et daté du mardi 17 juillet, le préfet Dominique Bur se dit prêt à évacuer le camp de Roms situé en face de l'école d'architecture. Seule condition : que LMCU (Lille métropole communauté urbaine) et l'État, copropriétaires du terrain, entament une action commune. Ce qui n'est toujours pas le cas puisque l'intercommunalité a bien demandé, via une lettre de son vice-président Michel-François Delannoy en date du jeudi 28 juin, l'évacuation mais sans l'accompagner d'une procédure judiciaire. Or, le représentant de l'État ne donnera pas l'ordre d'intervenir tant que cette dernière condition ne sera pas remplie. Le maire, Gérard Caudron, qui vient de rentrer de vacances, a écrit à la présidente de LMCU Martine Aubry pour l'interpeller sur les nombreuses nuisances et lui demander d'engager la procédure judiciaire nécessaire à l'évacuation. Pour les élus villeneuvois, il est plus que temps d'intervenir.w

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